lundi 5 décembre 2016

tb Poem - d.a.levy Concrete Poems 19/19

CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

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vendredi 2 décembre 2016

Poème express n° 666

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mercredi 30 novembre 2016

Les dérivées (100)


100
les vampires
plantent des
crocs rougis
dans les tas
de photos de
famille/dans
le papier/le
carton jauni
craquant des
épreuves/ail
douloureux à
leur linceul

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mardi 29 novembre 2016

Garçons sauvages de l'Académie 23



Académie 23
La chambre grise est située sous les toits. Ali et Johnny se sont branlés ici. On voit les montagnes bleues au-delà de la vallée. Audrey Carsons lit quelques lignes, message amer et froid infiltrant son âme. Tous les jours, après le travail, Kiki vient le rejoindre. Il s'agenouille dans la lueur verte. Prisonniers de la terre sortez. Écoutez mes derniers mots n’importe où. Écoutez mes derniers mots n’importe quel monde. Rendez-vous à St Louis. Une meute de garçons sauvages peut courir 50 miles par jour. Poussière de jeunes mains, cuisses évanescentes clignotantes. Des fesses imitant le bruit des mitraillettes. Quatre pyramides surgissent. Tio Mate tourne la page. Ses lunettes glissent sur son nez. Trois boules entrent dans le rouge bleu-vert. Sa chair se hérisse, il montre les dents mais il n’est plus un garçon sauvage, juste un vieux mexicain, les pieds dans la boue et la tête dans le panier de lettres, l'incurable baratin. Salles de classe, étoiles argentées. Les mots se brouillent, les lignes d'association se chevauchent. « No prestamos servicio a los viciosos. » Le prêtre relit la même phrase plusieurs fois sans la comprendre. La formule individu brillait magnifiquement dans le noir. Ce n’est pas lui qui écrit ces mots, c’est un garçon-lézard vert qui gratte son cache-sexe de cuir usé d'un doigt lent. Une puissance étrangère s'empare de son esprit. L'aphrodisiaque est tellement fort qu'il brise son corps en fragments frissonnants. « El Nino muerte. » 
Lucien Suel 
Images par Jean-Pierre Thomas 

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lundi 28 novembre 2016

Sun Poem - d.a.levy Concrete Poems 18/19

CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

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vendredi 25 novembre 2016

Poème express n° 658

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mercredi 23 novembre 2016

Les dérivées (99)


99
le spectacle
est éternel/
naturelle la
mise en plis
en condition
les poumons/
jouent l'air
connu/offre/
demande/lois
du marché/du
faux libéral
du vrai Baal

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mardi 22 novembre 2016

AAA Double dégradation


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lundi 21 novembre 2016

Night People - d.a.levy Concrete Poems 17/19

CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

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vendredi 18 novembre 2016

Poème express n° 657

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jeudi 17 novembre 2016

Ouste (2/2)


ouste
mange-lange
mangue-langue
mangouste-langouste
or de l’autre côté de la terre voici qu’on venait à offrir en matière des pays d’ironie inconnue vous en rêvez

inexorablement pour y transporter du désir rebelle pour ne rien dire pour vous le cacher les corps affalés ils sont noyaux rompus de mangues sucées

que la volonté en morceaux s’évapore cette aura la déridera l’expulsera à l’envers du commun de sa retraite et ouste les moines ont suivi hop ouste et celui que l’on réprimande est son hôte

il crachait sur les familles de l’autre ville discrètement il pétait deux maladies couchent la vieillesse la chenille et la moue car telle est la valeur du vent
L. Suel - 2007

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mercredi 16 novembre 2016

Les dérivées (98)


98
le contrôle/
sans cesse à
l'affût sans
fesse à sans
caisse à ses
accus/encore
permanent de
jour et nuit
sur les maux
bleus bosses
plaies rêves
cataplasmes/

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mardi 15 novembre 2016

Collage textuel en atelier 2

Collage textuel à partir d'un livre scolaire.
Un de mes premiers ateliers d'écriture à Culture Commune, Loos-en-Gohelle, 1999.

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lundi 14 novembre 2016

Motion poem - d.a.levy Concrete Poems 16/19

CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

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vendredi 11 novembre 2016

Poème express n° 654

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jeudi 10 novembre 2016

Ouste (1/2)


ouste
mange-lange
mangue-langue
mangouste-langouste

les gros plagistes gominés tremblent aisselles glacées sous les aiguilles douces qui maintiennent dressées sur les cure-dents les jeunes mangoustes on ne mesure plus les serpents morts sous la dent des disques armés

ouste caltez dingues en arrière langue zut langue mince langue ouste langue les plagistes se grattent la plante pied nu dans le sable dans la crotte pied sale dans la bouche mange mange sale ce qui les fait ramper dans le canal et voilà l’autre bête elle est comme ça 666 sur son tapis d’anguilles son parasol mouillé c’est la mère du fer

elle souffrait la mère vision de toc écrite avec elle qui pendait sur les touches elle ne voulait et ne disait rien elle ne pensait pas je n’ai pas

ouste elle semblait sortir de gangue

ouste elle semblait sortir la langue

ouste elle semblait mordre sa mangue

contorsions à venir la brise en elle ce furent ses pieds dans une mare de sable pour faire saillir les membres couac hardi l’échine pour y faire du son glapir l’adoration du cheval hop et déployer le hennissement du poète

L. Suel - 2007
à suivre...

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mercredi 9 novembre 2016

Les dérivées (97)


97
le prix fort
dérisoire du
passage doit
nous inciter
à la décence
la bagatelle
se dissimule
entre bas et
haut/bas les
pattes/allô/
police/entre
haut et bas/

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mardi 8 novembre 2016

Collage textuel en atelier 1

Collage textuel à partir d'un livre scolaire.
Un de mes premiers ateliers d'écriture à Culture Commune, Loos-en-Gohelle, 1999.

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lundi 7 novembre 2016

Logic 21 - d.a.levy Concrete Poems 15/19


CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

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vendredi 4 novembre 2016

Poème express n° 653

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mercredi 2 novembre 2016

Les dérivées (96)


96
monsieur/sic
s'assure les
services des
succédanés à
bon marché/à
l'horoscope/
à la magique
pensée farce
madame/lasso
s'y sacrifie
si c'est toc
c'est saint/

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lundi 31 octobre 2016

Her shape and color - d.a.levy Concrete Poems 14/19

CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

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vendredi 28 octobre 2016

Poème express n° 652

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jeudi 27 octobre 2016

Détournement 2

Détournement à partir d'une bande dessinée.
Un de mes premiers ateliers d'écriture à Culture Commune, Loos-en-Gohelle, 1999.

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mercredi 26 octobre 2016

Les dérivées (93-95)


93
chair glabre
emprisonnant
dans la peau
les mots des
maîtres/cela
naissant des
illusions de
la trappe de
la mort d'un
bécot Judas/
nana qu'on a
minée/chatte
94
pour y fuser
dans le rose
des pétales/
le ticket de
l'explosion/
la pilule du
flacon connu
nana à thème
qui a suriné
le macho par
derrière/les
chroniqueurs
95
ne sont pas/
aux bouts de
leurs peines
en reculant/
en malaxant/
les gènes du
plaisir solo
volé osé ici
ou dans l'os
étamine Dieu
honni Osiris
Dyonisos/zoo

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mardi 25 octobre 2016

QUELQUES FIGURES DE L’ÉGAREMENT par Daniel Fano (6)


LE PIGEON REMPLACE LE LAPIN
Étrange endroit pour un rendez-vous secret. La sulfureuse créature semblait ignorer les regards lubriques des breddas qui buvaient leur bière au goulot. Le ghetto de Tel Aviv se trouvait au bout de sa main vénale. Ils avaient découpé le reporter à la tronçonneuse, ils auraient tant voulu qu’il reste vivant jusqu’à la fin du supplice. Elle ne pouvait plus s’arrêter de rire, leur sis fucking crispy, elle s’accroupit dans l’obscurité, une sono fracassante, une foule de danseurs, l’odeur de la ganja dans tout ça, si lourde, elle réagit d’un violent coup de reins. Ils avaient des guetteurs partout. En dépit de ses dents mal plantées, Inspecteur et Flippo se faisait appeler Lee Cooper. La peinture décrépite ne lui plaisait pas. Il se faisait des piqûres de papavérine directement dans la queue. Elle s’installa sur lui à califourchon. Un jour, sûrement, sa chance le lâcherait. Le téléphone sonnerait toutes les dix secondes. Les ascenseurs de Kingston étaient d’une lenteur exaspérante pour une opération clandestine de cette envergure. Le goût de la rouille persistait dans sa bouche. Il bondit sur le Ruger 4 pouces. Il pouvait livrer 700 kilos de cocaïne en provenance du cartel de Cali, qualité super de chez super. Une averse tropicale, un portrait géant du Négus Haïlé Sélassié. Ils secouaient leurs dreadlocks : des Rastas, tous trop influencés par les westerns. Ils canardaient la Chevrolet qui descendait Wildman Street en direction de la mer. Les magasins barricadés, les murs couverts de graffitis : il gagnerait un peu de temps. Le soi-disant Lee Cooper ne rêvait pas du drapeau rouge, il retenait son souffle, des silhouettes surréalistes se rapprochaient de la station-service Hancock, il n’allait pas assister à un concours de beauté. Il fit monter une balle dans le canon de son revolver, il occupait une position stratégique, juste à côté de l’aquarium. « Arrêtez ! » Elle avait tenté de leur échapper, puis reprise, elle ne put garder que son slip accroché à la cheville, ils se rincèrent l’œil puis la frappèrent à coups de chaînes d’acier, le décor devint encore plus dégueulasse que d’habitude. Il découvrit le Browning à 15 coups de son infortuné camarade et les bouteilles de Cointreau, de rhum et d’Amareto étaient toujours là, pas à Green Bay où ils allaient balancer les macchabées. Le bruit si particulier de la graisse. Et cette fille, dans le genre Miss Jamaïca – même qu’il avait failli l’appeler Lorena. La radio passait de station en station. Il ne pensait plus à la vengeance. Il compta sur ses doigts, ses adversaires devaient se concentrer pour l’assaut final.

10 février 2016.

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lundi 24 octobre 2016

Electric Greek Poem 5 - d.a.levy Concrete Poems 13/19

CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

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vendredi 21 octobre 2016

Poème express n° 651

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jeudi 20 octobre 2016

Détournement 1


Détournement à partir d'une bande dessinée.
Un de mes premiers ateliers d'écriture à Culture Commune, Loos-en-Gohelle, 1999.

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mercredi 19 octobre 2016

Les dérivées (92)


92
lumpen happé
par accident
les notables
inventent la
maladie/sida
cirrhose/ils
gagnent dans
tous les cas
réduisent et
vendent/l'or
en grille et
vaut son lit

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mardi 18 octobre 2016

QUELQUES FIGURES DE L’ÉGAREMENT par Daniel Fano (5)


LE REQUIN REMPLACE LE PIGEON

Sans doute, il fallait trouver les terroristes à tout prix, mais pas avant d’avoir ingurgité 500 grammes de Beluga, du gris foncé, magnifique. Une Ford Escort l’attendait à l’aéroport de Larnaka, le conduisit au milieu du brouillard jaune. Il jura quand il vit cette Rita Remington traverser le hall de l’hôtel dans un grand envol de zibeline artistement dessiné, sans regarder de son côté. Elle ne manquait pas de clients irakiens, pas un qui ne disparaisse dans le béton liquide, une balle dans le genou pour commencer. La sauvagerie glaciale : sa spécialité. Elle sortit du bar une bouteille de Stolychnaya : « Le chiffreur s’est mis au travail tout de suite. Rejoins-nous dès que je l’aurai chauffé à point ». La bouche écarlate à la lueur dansante des bougies. Les boutons arrachés. L’affiche de ce film diffusé dans le monde entier. Monsieur Typhus reconnut qu’il y avait pire que la Jordanie. D’ailleurs, Jimmy Ravel jouait avec son briquet Zippo « Black Crackle » bien cabossé. La banlieue de Bagdad, la guerre bactériologique et une lourde erreur d’appréciation comme on dit d’un lutteur de foire. Un professionnel qui savait arrêter les musiciens au meilleur moment. Les marches de bois craquaient sous ses pas, il parvenait au cœur du système ennemi. Major Osiris Walcott eut un rire nerveux, nul ne soupçonnerait jamais ces gens-là, d’allure si ordinaire et dont les passeports contenaient pas mal de visas. Ils venaient de passer par Athènes où les contrôles étaient inexistants. Il tressauta sous les impacts, se vida de son sang : il s’était pourtant maquillé avec soin pour cette si belle opération de désinformation. L’émissaire de Saddam Hussein lui lança un sourire désolé. Le soleil commençait à baisser, le bourdonnement continuait. Rosetta Stone se souvenait d’une sorte d’assassin qui avait des connaissances anatomiques, il se touchait donc là où vous savez, il avait le sens de la litote. La circulation ralentit sur l’A15, l’avenue Al Maeer vers le centre-ville et soudain, il se demanda s’il n’était pas en train de se laisser entraîner par son imagination. Le Bacillus anthrasis injecté sous forme de spray dans la climatisation des cinémas : des moustachus affables feraient aussi bien l’affaire – alors, il souffla la fumée de sa cigarette (le commando qui avait frappé pouvait remettre ça, et très vite), il tomba sur un répondeur, un canapé au ras du sol, plein de coussins. Curieuse impression que de se réveiller à Chypre, une chance que le temps soit pourri. Patricia Bartok tira sur sa jupe et alluma juste un rien de provocation au coin de sa prunelle : il s’agissait de ne pas décourager les bonnes volontés.

4 février 2016

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vendredi 14 octobre 2016

Poème express n° 650

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jeudi 13 octobre 2016

Braque-danse - Poème bouture

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