mercredi 24 mai 2017

Les dérivées (141-143)

141
il est alors
plus aisé de
caracoler/la
valve grande
ouverte/dans
la direction
des plaisirs
l'air manque
plutôt vite/
ce n'est pas
grave car la
vie consomme
142
le manque et
s'alimente à
même le vide
l'étang salé
du fantasme/
lac du songe
creux/besoin
d'être curé/
l'eau y sent
l'oeuf vieux
nidoreux/les
plongeons se
143
font rares &
les parieurs
qui risquent
la chose s'y
jettent avec
les pieds en
avant/encore
leur faudra-
t-il prendre
une douche à
la remontée/
intrépidité/


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lundi 22 mai 2017

ULTRA SECRET


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samedi 20 mai 2017

A Nail in my Shoe (10)

Je suis perdu dans mes casemates souterraines démantibulées, dans le réseau barbelé de mon subconscient aux ombres chinoises.
Exhaust of my purple rain, désertion d'ectoplasme, chandelle exsangue, crécelle sans sébile. Je zigzague parmi les métastases de la logomachie.
J'ai l'âme engorgée comme le moi infâme du Guinea Pig, dans la scotomisation des bruits blancs de l'enfance. Je suis le clown Calvero qui se morfond dans sa loge. Je suis le Picasso pendu derrière sa toile.
Hurluberlu, je vis dans le vide, je chasse les ombres.
Je suis allé au loin à la rencontre des miens. Les mains pleines en plein désert.
Dans ma colonne vertébrale, il y a la crémaillère rouillée d'un monstre en mâchefers. Mécaniquement inutile, vaguement fragile, je suis le divorce du rotor et du stator. Je suis une tour médiévale démolie par oubli, abandonnée là, près de la vigne abondante.
J'ai des angoisses plein les bottes et de la toxine paranoïaque jusque sous les ongles. J'ai du papier de verre en frottis sur mes cordes vocales. Où est le sens ? où est le sang ?
Je suis égaré dans le labyrinthe des sentiers des Badlands.
Je suis désorienté dans la géographie intercostale d'un genre de moi.
Charlotte Ganache
Stellar Fanum
Extrait de Grand Rock
© Partycul System, 2015

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vendredi 19 mai 2017

Poème express n° 683

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mercredi 17 mai 2017

Les dérivées (136-140)

136
le délice de
l'acide mixé
à l'amer par
les bouseux/
les palotins
du purin/peu
à peu le sel
apparaît/qui
s'oppose aux
sucres roux/
à la torpide
comptabilité
137
des déchets/
parasites du
dernier âge/
affalés dans
les canapés/
vautrés dans
le hall d'un
comptoir des
voyages/yeux
bovins levés
vers le haut
plafond bleu
138
ventilateurs
délayant les
miasmes/tous
les avortons
de pensée du
public plouc
qui sait que
profiter est
important/le
zèle codifié
du retraité/
voilà encore
139
une occasion
de vomir sur
la stupidité
heureusement
l'aspirine &
les sourires
la voix d'un
enfant & les
feuilles des
saules/aussi
les gravures
& le vitrail
140
heureusement
les navets &
la brindille
le jardin/la
pluie & tous
les crapauds
heureusement
le télescope
le be-bop le
tuyau le bol
de café noir
fumée/encens



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samedi 13 mai 2017

A Nail in my Shoe (9)

Je suis perdu dans la faille étiolée d'un firmament déchu où la Lune égoïne me sourit sciemment. Elle rit de la dague empoisonnée retrouvée dans mon dos de chiffe molle (à l'exosquelette 100% coton).
La tête raide au bout d'une pique, je pleure, et ma langue se déroule en tapis jusqu'à terre. " Au pain de doleur et a eaue d'angoisse " comme disait l'autre.
Il y a du son en cendre dans ma nuque, et des pas feutrés qui encombrent ma tête où il y a trop de monde. Je jachère au milieu des harmoniques vermoulues de mon gamelan crânien.
Je suis le playmobil grabataire qui expie parmi ses incantations, sous la fêlure de sa voûte. Se négliger ? Se militariser ? S'étouffer ? Je tourne en rond au square des convulsionnaires. Fire walk with me. Je me crois en enfer, donc j'y suis.
Je nage parmi les anaplogasters et les eurypharynx de frigidaire. Je suis hagard dans la géhenne du théorème " dark, drink and devil ". Je suis ailleurs dans l'atmosphère bizarre de la trêve des confiseurs.
Des chats siamois sont enfermés dans mon cœur bathyscaphe.
Les sœurs Ténèbres nous ont promis un beau voyage.
Charlotte Ganache
Stellar Fanum
Extrait de Grand Rock
© Partycul System, 2015

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vendredi 12 mai 2017

Poème express n° 682

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mercredi 10 mai 2017

Les dérivées (135)

135
humains à la
peau ridée &
terne guidés
sur la route
du néant par
la fumée des
vieux pneus/
puante/noire
nuée/volutes
graisseuses/
ciel obscur/
transhumance


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samedi 6 mai 2017

A Nail in my Shoe (8)

Je suis perdu dans les éteules des champs de blé à perte de vue, dans la moelle à l'opium, dans le coaltar sans fin, dans la raison sans grammaire.
Je suis le coureur de la bataille de Marathon qui meurt pour un message.
J'ai le râle plaintif du chien de traîneau fourbu après tant de blanc et de non-paysages.
J'ai vu une personne perdue, et je n'y croyais pas ! Parmi la foule et la musique très forte d'une soirée en plein air. Mais elle a disparu assez vite.
Je suis à découvert, sur une route de rase campagne, et des ptérodactyles aux griffes acérées hantent mon cauchemar. Caché dans le champ de maïs, éraflé aux feuilles rêches, je scrute le ciel bas et lourd comme un couvercle.
Je suis une écrevisse cardinalisée aux larmes, dans la torpeur du filament de mon cœur en charpie. Je suis une miroiterie de verre fêlé.
Et tandis que des rentrayeurs factices m'embaument lamentablement, je rêve d'Orients captieux et interdits où les figures déconfites des saints du Paradis me baiseraient les pieds et me laveraient de leurs larmes pures.
Éparses et diffuses sensations de mes ailes arrachées.
Éparse et diffuse compassion pour les épaves du monde.
Charlotte Ganache
Stellar Fanum
Extrait de Grand Rock
© Partycul System, 2015

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vendredi 5 mai 2017

Poème express n° 681

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mercredi 3 mai 2017

Les dérivées (133-134)

133
l'infiniment
petit aspire
l'infiniment
grand & nous
dit/un point
c'est tout/&
ce sera tout
ou rien/déjà
le serpent a
englouti les
annelures et
les écailles
134
de sa queue/
enlacées sur
la verge des
législateurs
les spirales
du naja sont
le tortillon
musclé d'une
éternelle et
irréfragable
digestion du
protoplasme/


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mardi 2 mai 2017

Marcher dans la ville (10/10)


10 Encore une fois, faire les courses. Les kebabs au poulet, au coin de la rue en face sont corrects, ainsi que sur le même trottoir les pizzas. Boucherie Cohen Alimentation Produits hallal bœuf veau abats bienvenue ouvert 7 jours sur 7 de 9 à 21 merguez lapin poulet charcuterie Il est nécessaire d’avoir un balai pour faire un peu de ménage. Stella Artois chez Robert Échec au Leclerc, l'objet le plus pratique et le moins cher sera au Carrefour Market, manche de bois brut, balai en coco. Le Balto Passer à la boulangerie Patapin. Eglise réformée de France Foyer du peuple C'est la patronne qui fait le service, et elle est plus agréable que sa fille ou son employée. À La Bonne Franquette Café Brasserie Pelforth panini chawarma couscous pizza Snack LM kebab grillades sandwichs sur place ou à emporter Le soleil de l'après-midi brille joliment sur les chrysanthèmes pomponnettes multicolores disposés sur le trottoir du fleuriste au coin de la rue de Joinville. Afone Téléphonie Multimédia Accessoires Terminer la soirée "Chez Edmond et Jules", restaurant près de la gare où il n’y a pas d’autre convive. Franky La Frite frites fraîches kebab pizzas sandwich américain salade croque-monsieur hamburger boissons pain bagnat panini hot dog Repas breughelien : tarte au maroilles, carbonnade, fromages du Nord-Ouest, tarte aux pommes et poireaux, vin et bière, genièvre. Rejoindre son immeuble à une heure tardive. S'écrouler dans son lit.

Une première version de ce texte a été publiée en 2012 dans le n° 8 de la revue numérique D'ici là

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samedi 29 avril 2017

A Nail in my Shoe (7)

Je suis perdu dans les relents nauséeux qui engluent mon vitrail. Je suis perdu avec ma valise dans la banlieue d'une ville inconnue.
Je suis perdu sur l'estran de mes larmes où brillent les fastes et les phares qui nous attirent, inlassablement. Pauvres bêtes de papillons.
Je me suis fait avoir à chaque résurrection, pleines d'enluminures aux ombres chatoyantes ; pour mieux retomber dans les crevasses de gamberge de ma cordillère d'échine.
J'ai les narines qui baignent dans la Bérézina. Je suis embourbé, bouleversé dans les limbes de ma propre carcasse, dans une toundra mirage aux mille-fleurs.
Je fais sauter avec mon fouet de dompteur aux aguets fatigués quelques beaux regrets perchés sur des tabourets de cirque. Je suis le spectre au temps suspendu d'un chapelet d'hapax au barycentre fantôme.
Je suis le Hollandais volant, les haubans en lambeaux.
Je suis un faucon halbran paria du ciel qui sans trêve le nargue.
Je me noie dans un silo à grains à la poussière lourde.
Je meurs en compagnie de mon alter ego syldave.
Charlotte Ganache
Stellar Fanum
Extrait de Grand Rock

© Partycul System, 2015

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vendredi 28 avril 2017

Poème express n° 680

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jeudi 27 avril 2017

Michel Ohl - Petites scènes de la vie en papier

LE BŒUF

(Nouvelle version)

« (...) »Tout se vaut ? Allons donc !
Jôsef Ignacy kraszewski.


Mamama, ma mauve mamama nourrit une invraisemblablement passionnée passion pour le veau.
Au saut du lit : hop ! une côtelette de veau!
(Et elle dit : « Quel régal ce veau ! »)
À 10 heures : une côtelette de veau : « Quel régal ce veau alors ! »
À midi : hop ! hop ! et hop ! trois côtelettes de veau. Et elle dit : Quels régaux ces veaux, non mais c'est vrai ! »
Même quand ma mamama ne mange pas du veau (quand par exemple elle coupe en deux le o de « oiseau » de vermicelle avec un ciseau et mange le c) elle pense à la prochaine côtelette de veau.
Pour goûter elle prend du chocolat au veau.
Pour le thé : du thé au veau.
Comme apéritif elle prend un pernod au veau (entre-temps si Bob vient : « C'est toi Bob : et si on se payait un ambigu essentiellement à base de veau ! »).
À dîner elle mange du veau.
Et elle dit : « Quel rérégagal ce veauveau non mais c'est pas vrai ! »
Mais jamais elle n'a réussi à rêver de veau.
(Bien qu'elle prenne du tilleul au veau en se couchant.)
Elle rêve
1. de fées
2. de bois dormants
3. de princes charmants
4. d'escaliers dérobés
5. de tout ce qui reste et qui n'est pas du veau.
Mais elle n'a jamais réussi à rêver de veau !
Et c'est ce qui la tue lentement.
Au réveil, je le vois bien, elle se jette sur la côtelette de veau avec une moindre fougue.
Lundi dernier elle a même dit : « C'est égal ! ce veau ! »
Si vous voulez mon avis : ça finira mal.

Extrait de Petites scènes de la vie en papier par Michel Ohl
La Petite Vermillon, éditions de La Table Ronde, mars 2017

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mercredi 26 avril 2017

Les dérivées (132)

132
la boxe avec
l'ange/celui
qui manie le
tout ou rien
dérouille en
plein milieu
du vide/trou
dans le zéro
alors suivez
les flèches/
ou à gauche/
ou à droite/


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mardi 25 avril 2017

Marcher dans la ville (9/10)

9 Quitter l’immeuble pour se rendre à pied jusqu’à la gare Sainte-Pancrasse. agence Immonde Solstice Détective en biens immobiliers vous recherchez un bien immobilier contactez-nous Peu de piétons quittent le quartier de cette façon. Ceux qui ont à se rendre au centre-ville prennent pour la plupart le métro, ou leur voiture. D’ailleurs un torrent motorisé vous dépassera sous le pont de l'autoroute. Pharmacie du Berger Witter K. pharmacien AUDIKA herboristerie orthopédie homéopathie matériel médical Étrange parcours : laisser les maisons de briques et se retrouver dans un no man's land de ponts et de viaducs, de lignes de chemins de fer et d'autostrades. À la sortie, remarquer le gros palais de béton curieusement nommé Zénith. Heimanneken LE METROPOLE Bière Café-Tabac Loto Journaux Le Dernier Télégramme Française des Jeux Loto Snack Baladin Pizzeria sur place ou à emporter En surplombant l'ensemble du pont Kennedy, repérer à gauche les deux autoroutes aériennes véhiculant un flot de bagnoles et de poids lourds et à droite les nouveaux immeubles d'Eurocity dans lesquels l'acier et le verre prennent le pas sur le béton. Il n'est plus question de briques dans ce genre d'architecture. Tissu Diffustop grand choix de tissus habillement ameublement mercerie À Sainte-Pancrasse, acheter un billet pour Sèvres-Croix-Rousse. Ensuite, continuer à pied vers le Palais des Beaux-Arts. En tout, un trajet de 40mn. Le temps est doux et on a besoin d'exercice. Pharmacie des Ténèbres orthopédie vétérinaire homéopathie matériel médical Visiter l’exposition temporaire des fontaines de Jacob Delafonte. Après quoi reprendre la direction de son immeuble, à pied par la rue du Mailart jusqu'à la gare puis ensuite métro. Legros Boulanger boulangerie artisanale Baguette chaude à toute heure pains spéciaux viennoiseries sandwichs pains choco croissants pain pétri divisé façonné dans notre fournil pâtisseries Par la suite, honorer le rendez-vous vers 18h23, à la Mairie de quartier, pour voir une exposition de photos réalisées par les habitants de la Cité Radieuse, une courée plutôt défavorisée, amenée à disparaître avec les futurs travaux de réhabilitation. Miss Bloomania prêt à porter librairie accessoires de mode robes de cérémonie Les gens de la mairie et des associations font de leur mieux pour aider les habitants. Sarcaud Albert S.A. Nouveau profil châssis véranda portes volets PVC ALU motorisation Les photos montrent le quartier tel qu'il est, mais certains ont choisi ensuite de redessiner sur les photos pour donner une autre image, ajoutant de la couleur, des arbres, des verrières, des chutes d'eau. Touchant. Crédit Roturier Nord-Ouest de France distributeur de billets retrait Dans son discours, le conseiller évoque une précédente opération quand il avait fallu reloger 5000 personnes dont les maisons furent détruites pour la construction de la voie périphérique. Prendre des notes. Ville Métropole Habitat Agence Barbès Babylone Lezennes Saint Matoret Office Public d'Aménagement et de Construction Organisme Social de Logement OSLO


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samedi 22 avril 2017

A Nail in my Shoe (6)

Je suis perdu dans un monde parallèle d'avatars et de crabes violonistes. En plein game-over de karoshi, je tergiverse et je procrastine dans mon no man's land, dans mes méandres, dans mes petits arrangements avec les vivants et les morts.
J'ai la nuque pleine d'orages et de migraines aux allures de quasar. J'erre et je commente un désert traversé de cerbères névralgiques qui courent après des vents de poussières sur une planète inconnue.
Je règne sur les territoires du bug et de la déconfiture, où il n'y a jamais de répit. Les jours s'agglutinent au milieu du terrain vague.
Je suis un animal pris au piège, et les rêves d'enfance tournent en rond dans ma cage dorée. Mais ne vous inquiétez pas, ma cage est entièrement insonorisée pour éviter que je puisse déranger les voisins par mes hurlements de loup-garou.
Se sentir amoureux d'un épouvantail, faire la liste des démons connus, se sentir absorbé, peu à peu, par une étrange pourriture, n'est-ce pas ?
Je suis coincé dans l'avalanche de ma cathédrale, engoncé dans une camisole de force, dans l'essoufflement cathartique des moindres oripeaux. Je suis le chat qui erre, aux yeux crevés. Je vis dans une petite ville grise et la Mort dialogue avec moi en des chants obscurs.
Je suis l'Homme de Néantover, perdu dans l'univers.
Au loin l'Appel sauvage derrière la baie vitrée.
Charlotte Ganache
Stellar Fanum
Extrait de Grand Rock

© Partycul System, 2015

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vendredi 21 avril 2017

Poème express n° 679

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mercredi 19 avril 2017

Les dérivées (131)

131
la sinusoïde
aplatie sous
les coups de
talon de ces
colocataires
de la vérité
se tortille/
comme un ver
sur le sable
des châteaux
de la raison
dessèchement

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mardi 18 avril 2017

Marcher dans la ville (8/10)


8 Se diriger vers le centre Leclerc, rue Hautecloque. Acheter une salade et des boissons, ainsi que des amuse-gueule pour les invités. Lire le ticket de caisse et constater que le bilan CO2 de ces courses est de 3,87 kg éq co2. MONDIAL Agence de voyages tourisme toutes destinations autocar avion bateau train Aller au bureau de poste de la rue Beaulaincourt. Pas d’attente, il suffit de glisser des pièces dans la machine qui crachera une étiquette à coller. Garage Taccaud Entretien Carrosserie Peinture Véhicules toutes marques En revenant, passer par le magasin carrefour ex-champion pour acheter du fromage au brie de Hollande. Repérer la boulangerie Patapin recommandée par le guide Hugues Haubal.

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lundi 17 avril 2017

Collage de d.a. levy 19

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samedi 15 avril 2017

A Nail in my Shoe (5)

Je suis perdu au milieu d'une forêt que l'on croirait déserte. I’m a sound diary without soul.
Je suis une maison hantée, un carnaval intérieur de pantins maudits. Je creuse au fond de la mine pour allumer des mèches qui s'éteignent une à une, comme mes espoirs, au fond du tunnel. Tellement je me sens mal, tellement je me sens sale.
J'ai les inlays méphitiques qui trépignent dans le brouhaha du supermarché, dans les égouts nauséabonds du monde.
Hier soir j'ai sorti un rat malade de ma bouche, il m'a mordu et s'est enfui. Ce midi j'ai retrouvé une main dans le congélateur, mais je n'ai plus faim.
Je suis cet homme qui pleure dans le train, en prostration. Quelqu'un en moi est passé à l'Ennemi. C'est arrivé comme ça, c'est tout.
Je suis le prisonnier derrière le mur invisible. Mais de quel côté est-on mort, au juste ?
Misérable Yéti d'une vallée pleine d'orages.
J'ai la gueule de bois d'un bouilleur de cru.
J'ai besoin d'un défibrillateur à mort-vivant.
Charlotte Ganache
Stellar Fanum
Extrait de Grand Rock

© Partycul System, 2015

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vendredi 14 avril 2017

Poème express n° 678

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jeudi 13 avril 2017

Archives de la Villa Yourcenar

En septembre 2006, j’étais en résidence à la Villa Yourcenar en compagnie de Fabienne Kanor et d'Alexandre Ikonnikov. Nous avons composé ensemble le poème suivant :

YOUR SCENARIO

Mont Cassel, Mont des Recollets, Mont des Cats, Mont Noir.
Autour des monts, à l’horizon, terre et ciel fusionnent.
La poésie, témoignant d’une enfance particulière, vit ici dans chaque brique.
Sur le bord de la fenêtre, trois pommes regardent Hadrien.
Dedans, bourdonnement de l’aérateur ; dehors, bavardage matinal des oiseaux.
Une simple tasse de café élimine l’objectivité du matin.
Le gros gras chat noir ronronne sur la carte de France.
Paradoxalement, Zénon hoche la tête et dit : « Oui, oui, oui. »
L’histoire a sa logique.
Septembre sous les pommiers, fruits tombés, différents stades de décomposition.
Alexis cueille des marguerites, ourse noire dans le ciel.
Le trio d’écriture triture le tas de mots triés.
C’est la foire aux livres. Écrivains vivants. Entrée gratuite.
Tout autour de la table, les langues s’agitent, joyeusement différentes.
Parler de tout et de rien en français rend la vie facile et charmante :
« Encore une toile, cette araignée se paie notre tête. »
« C’est un chat, tout ce qu’il y a de plus bête. »
« Hier nuit, j’ai rêvé. La barbe ! J’étais russe ! »
« Le ciel est trop grand pour mes lunettes. »
« Comment s’aimer dans les buissons
Si les épines entravent la passion ! »
« Oui, Madame, entre deux baisers, tout ce qui concerne la politique et les affaires. »
« Autre rose : c’est le féminisme qui nous a perdues. »
« Mon père est mort cet été ; je philosophe. »
« Il existe des endroits dans lesquels vous ne voudriez pas vivre une seule minute. »
« Un petit âne satisfait et une balle en mousse : nous sommes assis dans la machine à remonter le temps. »
« Comme elle est courte sur pattes, elle ferait mieux de sourire ! »
« Ma plume sur la page,
A fait un beau voyage. »
« Après les Thermopyles, Léonidas voulait se rendre au Mont-Noir. »
Quand il parle tout seul, les murs, les tables et les chaises sont de fidèles auditeurs.
« Laissez donc sortir le vampire ! »
« De la chétive brebis au puissant mustang, Madame Saxo, merci ! »

Alexandre Ikonnikov – Fabienne Kanor – Lucien Suel

 Saint-Jans Cappel, septembre 2006

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